ARISTE, ORGON, JULIE, LE MARQUIS.
ORGON, à Ariste, au fond du théâtre.
Ce que vous me dites là me faut un grand plaisir…. (Montrant Julie et le marquis.) Les voilà, ces pauvres enfants! Que l'on passe d'heureux moments à cet âge!
ARISTE.
Je ne perds point de temps, comme vous voyez: mon empressement vous prouve combien je suis sensible à cet honneur.
ORGON.
Je suis d'avis que l'on dresse le contrat aujourd'hui. L'idée d'une noce me ragaillardit; et quoique la mode des violons soit passée, il faut en avoir et suivre la manière bourgeoise… (S'apercevant du trouble où sont Julie et le marquis.) Mais, il me semble que nos amants se boudent…. (Au marquis, en s'approchant.) Qu'as-tu donc, Valère? te voilà tout rêveur.
LE MARQUIS.
Une bagatelle, mon oncle.
ARISTE, à Julie, en s'approchant aussi.