ARISTE.

Oui. C'est dans cette vue que je l'ai retirée du couvent.

ORGON.

Je crois même vous avoir entendu dire que son père, en vous la confiant, vous avoit recommandé de lui faire prendre un parti, dès qu'elle seroit en âge.

ARISTE.

Cela est encore vrai, et je m'y détermine d'autant mieux que je compte faire un bon présent à quiconque l'épousera; car elle a des sentiments dignes de sa naissance: elle est douce, modeste, attentive; en un mot, je ne vois rien de plus aimable ni de plus sage. Il y a peut-être un peu de prévention de ma part.

ORGON.

Non; elle est parfaite, assurément: mais il se passe quelque chose dont vous n'êtes peut-être pas instruit.

ARISTE.

Comment! que se passe-t-il donc?