28. Par qui les sentinelles laissent-elles franchir leurs lignes?
Les sentinelles ne laissent passer, et pendant le jour seulement, que les officiers, les patrouilles et les troupes pour lesquelles elles ont reçu des consignes particulières ou qui appartiennent à la fraction de service aux avant-postes.
Toute autre troupe ou personne est arrêtée comme dans le service de nuit.
Si un camarade de France était assez lâche pour déserter, la sentinelle qui l'aperçoit l'arrête sur la ligne; s'il n'obéit pas, elle fait feu et vise bien. Justice lui sera ainsi rendue.
29. Que fait une sentinelle qui, la nuit, aperçoit ou entend quelqu'un qui s'avance?
Celui des deux hommes composant la sentinelle qui entend quelqu'un s'approcher, se met en garde et commande: «Halte-là!» L'autre homme se rapproche:
Premier cas.—Si on ne s'arrête pas de suite, l'homme crie une seconde fois: «Halte-là!»; si on continue à s'avancer, les deux hommes font feu[24].
Second cas.—Si on s'arrête, l'homme crie: «Qui vive?» À la réponse: «France, ronde ou patrouille», il crie: «Avance au ralliement!»
Lorsqu'on a fixé un signal pour remplacer les interpellations à la voix, si on ne répond pas immédiatement par l'autre signal convenu, la sentinelle fait les commandements ordinaires à la voix.
Si le chef d'une troupe ne s'avance pas seul, s'il ne donne pas le signal ou le mot de ralliement, les deux hommes font feu et, s'il y a nécessité, ils se replient sur le petit poste.