VI—Alimentation en campagne.

64. Comment se fait le service de l'alimentation en campagne?

En campagne, on vit sur place en utilisant les ressources du pays ou on vit chez l'habitant (surtout pour les reconnaissances de cavalerie, estafettes, cyclistes, isolés), ou bien on touche la ration normale, la ration forte ou les vivres de réserve.

Pour la nourriture chez l'habitant, on se conforme aux habitudes des localités. L'habitant reçoit par repas un bon de demi-journée de nourriture ou bien on remet son ordre de réquisition à la municipalité.

65. Qu'entend-t-on par ration forte et par ration normale?

En campagne, le soldat reçoit la ration forte pendant la période des opérations actives ou des grands froids, et la ration normale pendant les stationnements et les opérations qui n'imposent pas de grandes fatigues.

66. Qu'est-ce que les vivres de réserve[26]?

Ce sont des vivres que l'on porte dans le sac et sur la voiture à vivres et à bagages et qu'on conserve pour assurer la nourriture dans des cas exceptionnels, un autre mode d'alimentation n'étant alors pas possible.

Ils sont constitués pour deux jours (ration forte). On ne doit toucher à ces vivres de réserve que sur un ordre spécial du commandement. Dès qu'ils sont consommés, ils sont remplacés par les soins de l'officier d'approvisionnement. Ils comprennent:

Pain de guerre[27]2joursà300grammes=600gr.
Viande de conserve assaisonnée
(2 boîtes individuelles)
2 300=600gr.
Potage salé (2 boîtes)2 50=100gr.
Sucre2 80=160gr.
Café en tablettes2 36=72gr.