52. Est-il admissible qu'un soldat non malade aille à la visite pour chercher à obtenir du docteur une exemption de service?

Non, c'est un abus de confiance que d'aller tromper le médecin et de surprendre sa bonne foi; c'est une paresse indigne d'un homme. Cette déplorable pratique est cause de la méfiance des docteurs, méfiance qui peut leur faire commettre des erreurs.

Cette malhonnête habitude a pris naissance chez les soldats des armées mercenaires; les soldats paresseux la conservent. Aujourd'hui, cependant, elle ne saurait subsister dans l'armée nationale; la déraciner est le devoir de tout soldat de cœur! On ne doit pas la tolérer chez les camarades de la compagnie.

Le soldat trompeur mérite pour une simulation une punition sévère. Il faut avoir un peu de courage et d'énergie pour réagir contre la paresse.

53. Si un soldat, sans être malade, se sent fatigué, que doit-il faire?

Il en fait part à l'adjudant, ou à son officier, ou au capitaine; il peut être certain qu'on lui donnera, s'il y a lieu, une permission d'exercice ou un adoucissement dans le service.

En outre, aux jours et heures fixés, les soldats sont autorisés à demander des conseils aux médecins militaires, sans se faire inscrire sur le cahier de visite de la compagnie.

54. Quelles sont les visites médicales auxquelles tout militaire est soumis?

Chaque mois les soldats passent une visite médicale pour vérifier s'ils ne sont pas atteints d'une maladie contagieuse, et chaque mois ils sont soumis à une pesée constatant la variation de leur poids.

Chaque trimestre ils sont examinés au point de vue de l'état de leur dentition.