Dans les casernes, les hommes atteints de maladies contagieuses doivent être isolés au plus tôt; les hommes de la chambre du malade évitent de pénétrer dans les chambres voisines, car ils peuvent être propagateurs de la maladie. S'il y a lieu, on désinfecte la chambre et les vêtements du malade.
Les maladies dont on peut éviter la propagation sont: la tuberculose (aération, soleil, éviter les poussières, ne pas cracher à terre); la fièvre typhoïde (ne boire que de l'eau potable); les maladies vénériennes, parmi lesquelles la syphilis qui a des conséquences déplorables; non seulement elle s'attaque à l'individu qu'elle frappe d'une empreinte terrible, mais elle rejaillit encore sur sa descendance et affaiblit la race (fuir les femmes suspectes, se méfier de tout contact avec un malade, voir de suite un médecin si on est atteint).
L'hygiène veut la tempérance qui évite l'alcoolisme, véritable maladie, dont les conséquences sont funestes pour la santé de l'homme et pour sa vie (ne pas boire d'alcool, pas d'apéritif à alcool, et modérément le vin, la bière, le cidre, etc.).
92. Comment soigne-t-on une plaie?
Toute plaie, si petite soit-elle, doit être nettoyée de toute souillure avec de l'eau phéniquée, ou avec une solution de sublimé, d'acide boriqué ou simplement avec de l'eau bouillie. Mettre ensuite la plaie à l'abri de l'air, au moyen d'un pansement propre et de préférence aseptique.
Paquet individuel de pansement en campagne.
93. En campagne, chaque homme possède un paquet individuel de pansement destiné à procurer au blessé un premier pansement en attendant les soins du médecin; il se compose de: un plumasseau d'étoupe enveloppée de gaze, une compresse en gaze, une bande de coton, deux épingles de sûreté (le tout dans une double enveloppe). Il se place dans la poche intérieure gauche de la capote cousue à gros points. Interdiction est faite de l'ouvrir avant le moment précis de l'utiliser.
CHAPITRE VI
SERVICE DES PLACES
Principes généraux.
94. Comment le soldat doit-il considérer le service des places?