Mon cher ami,
Voulez-vous savoir ce que, moi, infime, je fais cet été?
Je m'éreinte.
Sitôt l'usine fermée, je m'écrie:
—Ah! ah! A nous, la mer!
(Je ne garantis pas la phrase; c'est quelquefois: Oh! oh! Ã nous, la mer.)
Et j'écris tout de suite pour voir s'il n'y a rien à frire au casino de Levallois-les-Sables ou ailleurs.
Le directeur, qui ne demande généralement pas mieux que d'animer son casino, me répond invariablement:
«Oui, venez!»
Mais, neuf fois sur dix, je ne viens pas, ce brave industriel me proposant des petites conditions dans le genre de celle-ci: «Vous payez naturellement vos frais de voyage et d'hôtel, ainsi que ceux des artistes qui vous accompagnent; vous me donnerez deux cents francs pour la location de ma salle, soixante francs pour l'affichage; vous payerez les droits d'auteur, et nous partageons le reste.... Ah! j'oubliais; je me réserve deux loges et trois fauteuils d'orchestre.»