—Non, attendez, j'ai mes journaux à lire.

—Zut! fait le chœur.

Et Cinguy retire de sa poche, le Figaro, l'Événement, le Gaulois.

Mais le démon du jeu l'empoigne, il lâche carrément Prével, Besson et Nicollet pour regarder les cartes.

—Ah! non, pas de conseils, lui crie-t-on, ou bien joue.

—Tout à l'heure! Il faut que je lise.

Et il lit ou du moins, il essaye de lire, mais son esprit est tout au brelan et au misti que ses voisins annoncent bruyamment.

C'est la vingtième fois au moins que ses yeux fixent: le programme de la semaine dans nos théâtres lyriques; programme qui lui est du reste profondément indifférent, aujourd'hui qu'il quitte Paris.

—Allons bon! en voilà bien d'une autre à présent.

Cinguy en se démenant,—hasard!—a fait tomber son ticket de chemin de fer dans la rainure de la portière.