Un ami qui demeure dans un trou perdu où il s'étiole à trente francs l'heure, encaissé dans trois rochers, vous conseille de venir à Nemo; aucun artiste n'y est venu jusqu'à ce jour (parbleu!); il y a quelque chose à faire (oui, du mauvais sang!).

Et ne demandant qu'à vous échauffer la bile ... toujours pour vous reposer, vous prenez votre ami au collet, en vous écriant:

—Nemo! Nemo! Où est-ce ça, Nemo? Connais pas.

J'y vais!

Et l'ami, qui exulte à l'idée que vous allez venir peupler sa solitude et, qu'on sera deux derrière la malle, vous explique avec joie votre itinéraire.

—C'est très simple, tu pars le matin à six heures dix....

Et, comme vous bondissez, il reprend:

—Oh! mon Dieu! pour une fois, tu peux bien te lever de bonne heure. C'est très loin; on prend la ligne de Sceaux. Tu arrives à Trémoulu, à neuf heures du soir. Ah! aie soin d'emporter de quoi manger, parce que tu ne trouveras rien sur le parcours.

—Hein?

—Ah! dame, je te préviens: c'est un peu sauvage, mais quoi? si tu veux avoir tes commodités comme à Paris, va à Trouville, alors.