[199: Ibid., p. 201.—La ressemblance avec les types communs originaires ne paraît pas avoir subsisté longtemps dans la Suisse actuelle. Si, en effet, M. Édouard Flouest, analysant, dans les Matériaux pour l'histoire naturelle et primitive de l'homme (1875, p. 254), le Bel âge du bronze lacustre en Suisse, de M. Desor, y signale des armes du type primitif qui a prévalu en Europe pendant des siècles, il signale aussi (p. 266-7) le défaut ordinaire, quoique non universel, de ressemblance entre les épées de ces dépôts et celles qui se retrouvent uniformément et en Autriche, et en Allemagne, et en Italie, et en Danemark. La fabrication locale fut d'ailleurs restreinte, dans la Suisse lacustre, aux objets les plus simples (p. 254); d'autres paraissent à l'auteur appartenir aux types de Villanova et Golasecca. Dans le fascicule précédent, M. Montelius, exagérant peut-être la pensée énoncée plus haut, nous dit (Ibid., p. 333) que «les antiquités de l'âge du bronze trouvées en Hongrie et dans les pays avoisinants ressemblent à un haut degré à celles du commencement de l'âge de bronze dans la Scandinavie, tandis que ce n'est pas le cas des antiquités provenant de l'Europe occidentale.»—Cf. 1876, p. 451.]

[200: T. I, p. 139-41; cf. 115.—Il mentionne la note de M. Bertrand dans une note de la p. 157.]

[201: Voy. Fellenberg, cité par M. Desor (ubi supra, p. 72). M. de Rougemont (ubi supra, p. 165) dit que la plus ancienne trace connue de l'emploi du zinc en Grèce remonte au VIe siècle; mais M. de Fellenberg ne reporte qu'au IIIe, postérieurement à la mort d'Alexandre, le plus ancien usage de la cadmie naturelle (alliage de cadmium avec l'oxyde de zinc) pour la formation d'un composé du cuivre.]

[202: Pictet, § 25.]

[203: Ibid., § 24.]

[204: L'âge du bronze, p. 86.]

[205: Ibid., p. 87; cf. 168 et 170-1.—L'auteur ajoute, un peu plus loin (p. 176): «La route du Danube nous expliquerait comment, pendant l'âge du bronze, l'art de réduire le métal en lames au moyen de cylindres était à la fois connu sur les rives de nos lacs romands et en Crimée.» Mais je n'ai pu retrouver ni dans Pictet, ni dans Bœtticher (Arica) ce que M. de Rougemont dit de l'étain: que son nom ibérien (ossètke?) s'est répandu au loin.]

[206: T. I, p. 127-9.]

[207: M. de Mortillet (Origine du bronze, p. 6) fait observer que, si le minerai d'étain existe dans la Saxe et la Bohème, c'est presque toujours à l'état de minerai de roche, dont l'exploitation était alors presque impossible, tandis que, dans le Cornouaille anglais, on le rencontre souvent désagrégé dans des alluvions. Il est complètement favorable à l'origine asiatique des plus vieux bronzes de nos contrées et va jusqu'à reporter dans l'Inde le centre de cette exploitation, faisant observer que les poignées indiennes et certaines antiquités bouddhistes sont les seuls similaires orientaux des petites poignées de l'âge du bronze et d'instruments à anneaux mobiles trouvés dans des stations lacustres de la Suisse et de la Savoie (p. 8-9, 12-15).]

[208: Arch. celt. et gaul., p. 209-11.]