Ses vers ont pour épigraphe cette pensée d'un de nos frères:
Élever des statues aux grands hommes, c'est léguer à la postérité de sublimes leçons.
A. LENOIR.
| Il est de certains noms consacrés par la gloire, |
| Ainsi que ces feux purs qui scintillent aux cieux, |
| Astres éblouissants qu'aux pages de l'histoire |
| Les siècles font éclore en jalons lumineux. |
| L'esprit de l'Évangile, en dépit de l'envie, |
| Fait rayonner leur front d'un éclat souverain, |
| Et l'artiste leur doit une seconde vie |
| Dans le granit ou dans l'airain. |
M. le préfet, président d'honneur de la commission, adressa, le 16 septembre, à M. le baron de Fresquienne, expédition d'une délibération par laquelle le conseil municipal de Versailles autorisait M. le maire à accepter l'hommage fait à la ville du monument de l'abbé de l'Épée. Dans cette même délibération, le conseil municipal votait des remercîments aux commissaires, aux souscripteurs et à l'artiste désintéressé, auteur de la statue.
M. le préfet transmit, le 30 avril 1844, à M. le Ministre de l'intérieur, la demande formée par les membres de la commission, à l'effet d'obtenir une nouvelle subvention de 1,800 francs, pour acquitter la somme restant à payer aux entrepreneurs qui ont contribué à la construction et à l'érection du monument. Malgré la recommandation et les démarches personnelles de ce fonctionnaire, M. le Ministre ne put accueillir favorablement cette pétition, et voici en quels termes il l'en informa:
«J'aurais voulu, Monsieur le préfet, qu'il me fût possible de donner suite à votre demande, mais l'état des fonds dont je dispose pour encouragement aux beaux-arts ne m'en offre pas les moyens. Je vous en témoigne tous mes regrets.»
Le 25 juin 1845, les membres composant la commission ouvraient leur quatorzième et dernière séance chez M. le baron de Fresquienne, pour procéder à la clôture définitive de leurs opérations.
Lecture fut faite d'un rapport divisé en cinq paragraphes:
1º Compte-rendu des opérations depuis la première séance jusqu'au jour de l'inauguration;