Page 40, lignes 14-15, au lieu de: novembre 1795, lisez: 30 octobre 1794.

Page 43, ligne 8, au lieu de: du 18 brumaire (10 novembre 1799), lisez: du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799).


TABLE DES MATIÈRES
[UN MOT D'EXPLICATION][1]
[CHAPITRE PREMIER.]
Vocation de l'abbé Sicard.—Il est appelé à recueillir la successionde l'abbé de l'Épée qui avait fondé l'École nationale desSourds-Muets de Paris[5]
[CHAPITRE II.]
L'abbé Sicard est arrêté en raison de ses principes religieux etconduit au Comité de la section de l'Arsenal. Il retrouve parmiles détenus deux de ses subordonnés.—Massieu, à la tête desélèves de l'Institution, présente une supplique à l'Assembléelégislative.—L'élargissement du directeur est ordonné immédiatement[8]
[CHAPITRE III.]
L'abbé Sicard songe à aller fonder à l'étranger une école en faveurdes sourds-muets.—Son nom est rayé de la liste fatale,mais ses accusateurs mettent tout en œuvre pour le faire périr.—Ilest placé dans un fiacre avec des malheureux qui vontêtre exécutés. Une distraction des égorgeurs le sauve.—Ilentre dans la salle du Comité de la section des Quatre-Nations[13]
[CHAPITRE IV.]
Il est sauvé de nouveau. Un citoyen, Monnot, horloger, étaitaccouru pour le défendre contre la rage des bourreaux.—Laharangue du directeur est couverte d'applaudissements. Salettre au président de l'Assemblée législative contient un témoignagede sa reconnaissance envers son libérateur[17]
[CHAPITRE V.]
Nouveaux dangers que court l'abbé Sicard. Un asile lui est offertprès de la salle du Comité.—Deux prisonniers lui proposentde lui faire une échelle de leur corps pour le mettre en sûreté.—Ilest poursuivi à outrance par ses ennemis. Il réclame l'assistanced'un député qui prie un de ses collègues plus influentd'informer la Chambre du récent péril qui le menace. Il écritencore au président Hérault de Séchelles, à M. Laffon de Ladébat,son ami particulier, et à Mme d'Entremeuse.—M. Pastoret,député, à la prière de la fille aînée de cette dame,Mlle Éléonore, vole au Comité d'instruction.—Un second décretest rendu en faveur de l'instituteur[25]
[CHAPITRE VI.]
L'abbé Sicard vient à la barre de l'Assemblée présenter ses remercîmentsaux membres.—Il reçoit les excuses d'un descommissaires, qui assiste à la levée des scellés après avoircontribué lui-même à son incarcération.—Ce dernier le dissuadede rentrer à l'École.—Massieu le visite dans sa retraite.—Communicationde l'arrêté de l'Assemblée générale du1er septembre 1792.—Protestation de l'abbé Salvan[34]
[CHAPITRE VII.]
Aussitôt sa réinstallation définitive, l'abbé Sicard est nommé àdivers emplois importants. Mais sa collaboration à une feuillepolitico-religieuse donne de l'ombrage au Directoire exécutif.—Condamnéà la déportation, il trouve un refuge dans le faubourgSaint-Marceau. Ses protestations inutiles au Gouvernement.—Secondereprésentation du drame de l'Abbé de l'Épée,par Bouilly, à laquelle assistent le général Bonaparte et sonépouse Joséphine.—Supplique de Collin d'Harleville en faveurde l'abbé Sicard.—Le public prend fait et cause pour lui.—Sonélargissement[40]
[CHAPITRE VIII.]
Graves erreurs échappées à l'auteur du Cours d'instruction d'unsourd-muet de naissance.—Plus tard il se rétracte dans saThéorie des signes.—Prérogatives de la mimique naturelleque fait valoir Bébian.—Différences entre la dactylologie et lamimique.—Observation judicieuse de l'abbé Sicard sur l'articulation[49]
[CHAPITRE IX.]
Exercices publics des sourds-muets. Incroyable enthousiasme desspectateurs.—L'abbé Sicard se plaît à parler ailleurs de sestentatives et de ses succès.—On tâche de persuader à Napoléon1er que le célèbre instituteur n'a rien inventé pour ces malheureux.Cette insinuation est repoussée dans une lettre del'illustre inventeur à M. Barbier, bibliothécaire de ladite Majesté[64]
[CHAPITRE X.]
Visite du pape Pie VII à l'Institution des sourds-muets. Le directeurlui adresse un discours, suivi de l'Exposé de sa méthode.—Parmises élèves brillent deux charmantes jeunessourdes-muettes: l'une, Mlle de Saint-Céran, complimente SaSainteté à haute et intelligible voix; l'autre, Mlle Fanny Robert,la complimente en italien.—A l'imprimerie Le Clere, les ouvrierssourds-muets déposent aux pieds du Souverain Pontifeune allocution latine qu'il vient d'imprimer lui-même.—Ilparcourt ensuite les ateliers, les dortoirs, etc.—Mlles Robertet de Saint-Céran sont amenées aux Tuileries par l'abbéSicard[70]
[CHAPITRE XI.]
L'habile instituteur sert d'interprète à un sourd-muet de naissancene sachant ni lire ni écrire, François du Val, accusé devol, et à un faux sourd-muet, Victor de Travanait.—Il estnommé administrateur de l'Hospice des Quinze-Vingts et del'Institution des Jeunes Aveugles.—Chanoine honoraire deNotre-Dame de Paris, grâce au cardinal Maury.—Un mot deM. Thiers sur la réception du prélat par l'abbé Sicard[87]
[CHAPITRE XII.]
L'esprit sourd-muet de l'abbé Sicard chez M. de Fontanes.—Cedernier fait un quatrain à sa louange.—La Restauration lenomme chevalier de la Légion d'honneur, et plus tard chevalierde l'ordre de Saint-Michel de France.—Détails sur la visite deFrançois II, empereur d'Autriche, à l'Institution.—Même honneurque lui accorde la duchesse d'Angoulême.—Il assiste àla réception des souverains alliés par M. de Talleyrand.—L'empereurde Russie, Alexandre Ier s'étonne du silence del'instituteur.—Encore l'esprit sourd-muet[93]
[CHAPITRE XIII.]
L'abbé Sicard est accusé de professer des opinions hostiles àl'Empereur.—Fouché le défend.—A la demande de sesélèves, il fait payer ses créanciers.—Le célèbre instituteurpart pour Londres, pendant les Cent-Jours, avec Massieu etClerc, sans en prévenir le gouvernement.—Le ministre del'intérieur, Carnot, lui enjoint d'avoir à renvoyer sur-le-champClerc à Paris.—Retour du maître et de ses deux élèves enFrance au moment où Napoléon est renversé[105]
[CHAPITRE XIV.]
Un incendie éclate dans l'aile gauche de la maison des sourds-muets.Parmi les travailleurs, on remarque le sourd-muet Carbonnel(de Béziers).—Visites du duc de Glocester, du ducd'Angoulême et de la duchesse de Berry, qui promet d'amenerson fils à l'Institution quand il sera plus grand, pour lui faireapprendre la grammaire des sourds-muets[112]
[CHAPITRE XV.]
L'abbé Sicard tombe presque en enfance. Des solliciteurs et desintrigants l'assiégent.—L'infortuné vieillard refuse de quitterson poste, déclarant qu'il est résolu à mourir directeur. Sa finen 1822.—Détails sur ses obsèques. Un passage remarquabledu discours prononcé par M. Bigot de Préameneu, président del'Académie française, au cimetière du Père La Chaise.—Ledirecteur avait recommandé, en mourant, ses élèves à la sollicitudede l'abbé Gondelin, second instituteur de l'École dessourds-muets de Bordeaux.—Paulmier, élève du défunt, croitpouvoir disputer sa place au concours. Une réclamation dePissin-Sicard paraît dans un journal.—Élèves parlants distinguésde l'abbé Sicard: Pellier, Paulmier et Bébian.—Manueld'enseignement pratique des sourds-muets, par ce dernier.—Travailremarquable de M. de Gérando: De l'Éducation dessourds-muets de naissance, 2 vol.—Divers hommages à l'abbéSicard.—Énumération de ses Œuvres.—Sa correspondanceavec Mme Robert sur divers sujets[118]
[CHAPITRE XVI.]
MASSIEU.
Sa naissance et sa profession.—Son étrange plaidoyer pour unvoleur.—Il raconte lui-même ses premières impressions et sespremiers chagrins.—Quel grand bruit ont fait ses définitionsaux exercices publics de l'abbé Sicard!—Quels étaient seshabitudes et ses goûts.—Un professorat à l'École des sourds-muetsde Rodez lui est offert à la mort de son illustre maître.—Ilest réclamé par un vieil ami de Lille, qui le décide à venirfinir ses jours dans cette ville.—Exercices publics des élèvesdu nouveau professeur.—Un journal de la localité publie desfragments de ses Mémoires. Il avait composé une nomenclature.—Samort et ses obsèques[141]
[CHAPITRE XVII ET DERNIER.]
LAURENT CLERC.
Ses succès à l'École de l'abbé Sicard.—Ses rapports avec unacadémicien auprès duquel il avait à remplir une commissiondu respectable directeur.—Ses définitions et réponses auxexercices publics de l'Institution et autre part.—Il a été non-seulementl'interprète des élèves, mais encore le secrétaire deses malheureux camarades.—Il appuie la supplique de l'und'eux, graveur hongrois, auprès de l'ambassadeur d'Autriche.Appelé à fonder une nouvelle école à Hartfort, État de Connecticut(Amérique du Nord), il réussit à la faire prospérer.—Ilunit son sort à celui d'une sourde-muette américaine qui luidonne six enfants, tous entendants-parlants.—Réponse aupréjugé qui paraît encore régner sur la surdi-mutité héréditaire.—Voyagesde Laurent Clerc en France.—Ses documents surl'origine et les progrès de son école.—Ses anciens camaradeset élèves lui offrent un dîner d'adieu.—Sa correspondanceavec l'auteur de ce livre.—Sa fin aussi heureuse que sa vie,dans le Nouveau-Monde[181]
[NOTES][195]
[APPENDICE][241]
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PARIS.—IMP. VICTOR GOUPY, 5, RUE GARANCIÈRE.

OUVRAGES DU MÊME AUTEUR

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Histoire et Statistique de l'Éducation des Sourds-Muets, 1839, 1 vol. in-8º.

Notice sur la Vie et les Ouvrages d'Auguste Bébian, ancien Censeur des études de l'Institution des Sourds-Muets de Paris, 1839, 1 vol. in-8º.