Elle s’arrêta.
—Que veux-tu?
—A propos... reprit-elle d’une voix si faible que, par un mouvement instinctif, renversant ma tête, je collai presque mon oreille contre ses lèvres.
Encore une fois, elle n’osa pas.
—Enfin, parleras-tu?
Nos poitrines étaient si rapprochées l’une de l’autre, que j’entendais son cœur battre distinctement. C’était comme le tic-tac de la pendule de mon oncle, seulement le balancier de Liette marchait plus vite.
Elle me passa son bras droit sur les épaules par un geste caressant, familier, et je la suivis dans le chemin étroit qui va en pente vers le ruisseau. Où me conduisait-elle?
—Je compte bien que tu ne me mènes pas à la grave à cette heure? lui dis-je.
—Oh! non.