Des légumes et des comestibles énormes sur le premier plan.—Au fond, sur le cinquantième plan, à quelques lieues on aperçoit dans une cuisine un petit cuisinier lilliputien apprêtant ses fourneaux pour faire cuire ces gros légumes qui pourraient bien le manger ou l'engloutir lui-même.
Tel est le tableau assez plaisant de M. Fanchon.
On dirait en voyant le portrait de M. Horace Vernet par M. Ficatie, que ce peintre a voulu faire le portrait du duc d'Orléans.
Cette peinture est encore du genre primitif et amusant dans lequel se sont essayés avec tant de succès MM. Brivet, Castelnau, Delord, etc.
J'aurais voulu citer l'auteur d'un Franc-maçon éclatant et celui de la Naissance d'un Poulain-Brivet; mais je n'ai pu découvrir leurs noms.
C'est dans cette série de peintres qu'il faut classer M. Hudei, auteur d'un Mendiant suspect, allégorie fine: ce mendiant, c'est l'amour.... Ah!—que dirait M. Hamon?
M. Mallet, auteur du 24 septembre 1852 à Viviers d'Ardèche; M. Regnier, qui a fait le Retour aux Tuileries, 20 mars 1815, et M. Rocques, peintre sur faïence, doivent être nomenclatures dans cette même classe.
A ces diverses classifications de peintres, les Suspects, les Philosophes, les Victimes—victimes nombreuses, hélas! de MM. Signol, Pujol, Gleyre, Flandrin, Hamon, Brascassat, Yvon, etc.,—les Primitifs ou Antédiluviens, les Poltrons, les Montagnards, etc., etc., il faut ajouter les Tristes.
M. Guillaume Regamey, qui a fait le Cavalier polonais dont j'ai parlé, est de cette série.
Il faut y placer également un peintre modeste, caché comme une violette, qui a fait une petite pauvresse plantée devant une boutique pleine de polichinelles et de poupées. On devine dans la main qui se tortille une envie démesurée de posséder, de toucher les joujoux. C'est une de ces peintures attendrissantes qui réussissent toujours en public. Le peintre l'a prise sur nature et a eu le bon goût de ne donner à ce sujet que la proportion convenable.