—Dame! oui... un mariage pour Thérèse... On doit nous y présenter un jeune homme, un jeune savant...

L'oncle Cyprien empoigna de sa main droite la sphère lisse de son crâne, et, le regard songeur:

—Ah! ah! un mariage pour mon neveu!—il appelait ainsi Thérèse, en raison de ses allures masculines—Bon! bon! C'est un motif cela... Moi, j'ai comme une idée que mon neveu n'en voudra pas, de ce jeune savant... Enfin, tu fais bien, il faut voir... Mais de la prudence! Ton Saulvard m'a tout l'air d'un jean-f... et je n'aurais guère confiance en ce qui me viendrait de lui...

M. Raindal se leva:

—Sois tranquille... Je veillerai... D'ailleurs, tu te trompes... En dehors de ses ambitions, Saulvard n'est pas un méchant homme...

L'oncle Cyprien poussa un sifflement d'incrédulité:

—Phui!... C'est possible!... Allons, à tantôt, sept heures!...

Et il accompagna son frère jusque sur le palier.


On allumait dehors les réverbères, quand M. Raindal arriva chez lui, rue Notre-Dame-des-Champs.