[79] On verra plus loin que René Gentil ne joua aucun rôle dans cette affaire.

[80] On connaît l’épigramme de Marot:

Lorsque Maillart, juge d’enfer, menoit
A Montfaucon Samblançay l’âme rendre,
A vostre advis, lequel des deux tenoit
Meilleur maintien? Pour vous le faire entendre,
Maillart sembloit homme que mort va prendre;
Et Samblançay fut si ferme vieillart
Que l’on cuydoit pour vray qu’il menast pendre
A Montfaucon le lieutenant Maillart.

[81] «En 1520, il y eut un cappitaine de lansquenets, de gens de bien, qui eust la teste tranchée, parce qu’il cuyda tuer Monsieur de la Chesnaye, secretayre du Roy, et lui cuyda avaller le col; mais il lui couppa la main qu’il mit au devant et lui avalla l’épaule; parquoy il en fut décapité, et le prenoit pour un aultre, assçavoir Monsieur de Sainct-Blançay, maistre Jacques de Beaulne.» (Journal d’un bourgeois de Paris, p. 85.)

Si, sept ans plus tard, en montant à l’échelle, Samblançay s’est rappelé cette erreur, quel sourire amer ce souvenir n’a-t-il pas dû amener sur les lèvres décolorées du vieillard!

Amelot de la Houssaie, Mémoires historiques, politiques, critiques et littéraires, t. I, p. 387.—P. G. Daniel, Histoire de France, t. IX, p. 151.—P. de l’Estoile, Journal, t. I, p. 49.—Varillas, Histoire de François Iᵉʳ (2 vol. in-4, 1685), t. I, p. 245.

[82] P. de l’Estoile, Journal, t. I, p. 51.

[83] Jean de Bourdigné, dans sa Chronique d’Anjou, et Jean Bouchet, dans ses Annales d’Aquitaine, disent tous deux que Samblançay fut trahi par un de ses serviteurs nommé Prevost ou Prevot.

[84] Dreux du Radier, Récréations historiques, critiques, morales et d’érudition, t. II, p. 225.—P. de l’Estoile, Journal, t. I, p. 51.—Amelot de la Houssaie, Mémoires historiques, politiques, critiques et littéraires, t. I, p. 387.—Malingre, Annales de Paris.

[85] Corrozet, folio 185.