Dans l'hiver devant leurs tisons,

Ils prêchaient à leurs fils la vertu, la sagesse,

Leur parlaient du bonheur qu'ils procurent toujours:

Le père par un conte égayait ses discours,

La mère par une caresse.

L'aîné de ces enfans, né grave, studieux,

Lisait et méditait sans cesse;

Le cadet, vif, léger, mais plein de gentillesse,

Sautait, riait toujours, ne se plaisait qu'aux jeux.

Un soir, selon l'usage, à côté de leur père,