Voici qu'un vieux renard, affamé de victimes,

Arrive au pied de l'arbre; et, levant le museau,

Voit l'écureuil sur un rameau.

Il le mange des yeux, humecte de sa langue

Ses lèvres, qui de sang brûlent de s'abreuver.

Mais jusqu'à l'écureuil il ne peut arriver;

Il faut donc, par une harangue,

L'engager à descendre; et voici son discours:

Ami, pardonnez, je vous prie,

Si de votre sommeil j'ose troubler le cours: