C'était un grand poirier qui jadis fut fertile:

Mais il avait vieilli, tel est notre destin.

Le jardinier ingrat veut l'abattre un matin;

Le voilà qui prend sa coignée.

Au premier coup l'arbre lui dit:

Respecte mon grand âge, et souviens-toi du fruit

Que je t'ai donné chaque année.

La mort va me saisir, je n'ai plus qu'un instant,

N'assassine pas un mourant

Qui fut ton bienfaiteur. Je te coupe avec peine,