PARIS
E. DE BOCCARD, ÉDITEUR
1, RUE DE MÉDICIS, 1
1921

AU GÉNÉRAL DE COMBARIEU

avec la fierté d’avoir servi sous ses ordres
hommage de notre reconnaissance
et de notre dévouement.

Franc-Nohain,
Paul-Adrien Bouroux.

[Table des matières]
[Table des illustrations]

Les pages qui suivent n’ont pas la prétention d’être un chapitre d’histoire; nous n’avons jamais cherché à expliquer, à commenter, ni même à comprendre les événements militaires auxquels nous avons pu nous trouver mêlés et qui nous dépassent singulièrement.

Et nous ne nous flattons pas non plus d’apporter ici une contribution, si modeste soit-elle, à l’étude déjà fréquemment tentée, et bien inutilement à notre avis, de ce que l’on appelle la «psychologie du combattant».

Je crois que les hommes qui ont fait la guerre l’ont faite avec la nature, le caractère, et les habitudes d’esprit qu’ils avaient acquis en temps de paix. La guerre n’a tout de même duré que quatre ans; et les combattants avaient une formation intellectuelle, morale et sentimentale qui allait de dix-sept à cinquante années, parfois même un peu plus.

Pendant ces quatre ans d’exceptionnel bouleversement, il est possible que certaines façons de penser aient semblé brusquement surgir, que certains sentiments se soient épanouis ou exaspérés.