CALFA, arrivant avec Gérôme.
Comment ? personne ? Ah ! çà, Gérôme, qui trompe-t-on ici ? Nous avions tout organisé pour la venue de la préfète : nous apprenons qu’elle s’en va. Après cela, vous me faites monter l’eau à la bouche avec vos histoires : le préfet, d’abord, puis c’est M. Bédu : et en définitive, rien, rien !… Tiens ! Monsieur Lanvornay, je ne suis pas fâché de vous rencontrer !
LANVORNAY esquisse un geste et regardant sa montre :
Non, décidément, je n’aurais pas le temps…
CALFA.
En somme, c’est vous qui êtes cause de tout : si vous ne vous étiez pas marié, si vous n’aviez pas eu de maîtresse, je ne me serais pas donné de mal pour arriver à quoi ?… à être ridicule ! Mais j’en ai assez ; et qu’est-ce que vous veniez encore faire ici ? Vous veniez me voir gifler ! J’en ai assez ! Je ne souffrirai pas que vous vous fichiez de moi par-dessus le marché ! Je suis Corse, à la fin !…
Mais brusquement et sur la même dernière note du même trait de la petite flûte (mais maintenant les musiciens, debout, viennent de commencer l’introduction du Pas des Patineurs), Lanvornay gifle Calfa.
GÉRÔME.
C’est un malentendu, ce n’est qu’un malentendu.
JEUNHOMME.