— Je suis le premier à reconnaître que le suffrage universel n’est pas sans défauts, mais que mettrez-vous à la place ?

— Ce n’est pas tout de démolir, il faut pouvoir reconstruire après.

— Je ne dis pas qu’il n’y ait certaines réformes à faire, mais il ne faut pas vouloir aller plus vite que les violons.

— Je suis partisan du progrès, ennemi des révolutions.

— Évolution et non révolution.

— Il y aura toujours des riches et des pauvres, parce qu’il y aura toujours des travailleurs et des fainéants, des hommes intelligents et des imbéciles.

— C’est très joli de faire des phrases, mais j’attends à l’œuvre Messieurs les théoriciens.

— Évidemment ce n’est ni vous ni moi qui nous laisserons prendre à un discours ou à un article de journal, mais il y a la masse des ignorants et des naïfs.

— Si ces gens-là ne sont pas convaincus, ce sont des criminels qu’on devrait poursuivre ; s’ils sont convaincus, ce sont des fous dangereux, et qu’on les enferme !

— En principe je suis avec Victor Hugo contre la peine de mort ; mais parfois la société a le droit, et le devoir, de se défendre.