L’Automne s’élève de nouveau et ruisselle sur le feu des arbres d’ornement.
Ha !
La feuille tombe et ton sourire la remplace, ô Bernadette !
L’AME DE LA MAISON
Le vieux mur ne s’évapore plus au soleil. Il pleut sur le perron brisé. Le marteau de la porte épaisse est petit. Si vous êtes dans la nuit, frappez. La porte ouverte, vous verrez l’âme de la maison sur le canapé que caresse la lueur du feu : Bernadette.
Approchez-vous, elle dort, elle a l’air d’un œuf de fourmi. Le bon Dieu l’a allumée comme une petite lampe qui éclaire ce papier où j’écris ce nom : Bernadette.
L’ALPHABET A LA FLEUR
Les premiers jours qu’on la promenait dans le jardin, il y a trois mois, Bernadette était comme le cœur blanc de cette grande fleur à la corolle verte et bleue qu’est la nature en Août. Chaque chose a pour centre le centre que le désir choisit.
Quand on relevait les yeux de dessus mon enfant pour les reporter au loin, le contour de la fleur c’étaient les Pyrénées aux pétales échancrés.
L’Automne a jauni la corolle dont le cœur est encore blanc.