Le peintre ramoneur timbre la cheminée du torrent
Nous irons l'aider au printemps un brochet sur le béret
Moissonneurs de la groseille frappée par la foudre
L'aigrette d'une fraise mûre chante une jolie chanson
École des girafes des carpes capucines
Les sapins couvrent le ciel
Biscuit du cygne je suis allé à Paris
Sur une côtelette noyée au soleil des économies
Je porte un jeu de dominos dans un poulet égaré
Et le chant des tuyaux de gaz
Amis joyeux ôtent la housse du canapé
Pour assister par la fenêtre au concert des abeilles.


[CACODILATE]


Sa parade dont l'ébullition a des bornes impitoyables
faisait cortège d'un œil cacodilate rose vif
dans ma vie de suralimentation suisse.
Les chaises longues existaient après la mort
ce qu'elles pensaient couvre l'abandon c'est net
tout cela dans un peu de cristal médecin—
Je m'en fais gloire infiniment des bibelots d'ivoire
dussé-je souffrir aujourd'hui pendant ce long trajet
vers le peignoir rose en plis de cierges allumés—
Abominablement la science comme un dépôt
limite le cœur avec une invisible caresse
dans je ne sais quoi, mais en rond—
Les livres spirales caractérisent d'intimes délicatesses
de petit Saxe gisant épars partout où se glisse
la passagère flottante d'isolement chocolat.
Elle m'a laissé sa main d'hygiène arsenic
à cette place meurtrie d'accalmie froncée
comme le foyer d'un nouveau lit nuptial.


[QUOI]


Là-bas ensemble le terrain qui navigue
demeure mon désir.
Messagère à petite vitesse d'ardoises
ouatée de neige blanche
les bonnes choses d'hiver échappent
en étoiles comme des cloches à sonnettes.
Sonnez en momies tapageuses dans le gosier
[des colonnes
comme les nues obscures.