Vierge des allusions anxieuses
L'abbé s'enfuit à Tahiti
Où un pigeonnier héliotrope
M'énervait dans le pupitre des cigarettes anglaises
Dans mes bras la pile énorme
Couronnée de mouches
Souille le tramway de sa mère
Les filles s'abreuvent de cocktails au duvet écarlate
Au-dessus de sa bouche.


[CAFETIÈRE DE BEURRE]


Les guides à la main semant sa jolie langue
toute essoufflée avec une gaule amazone
la montagne bébé ramasse cinquante centimes
dans le jardin sangsue anémone
tombée d'une échelle carte postale.
Le frein de la salade en ceinture de cuir
une orange à la main souffle sur les vêtements
du pâtissier qui fait les vendanges à l'hôpital
du drapeau à la hampe de radis.
Nous sommes dans le grenier des merles
où l'aimable araignée porte des pépins
d'un air fatigué dans la large liqueur
des gilets en petits vers rongeurs.
Voltiger en l'air festin de chenille
c'est le risque du paradis de fer blanc
suspendu au plafond de la cheminée.


[ODEUR]


Toiles d'araignée lamentables du marquis de faïence
Tissus emmêlés dans un faux pas en cadence
Dans sa robe au pied du Christ rose
La surprise c'était des grands yeux
Vaguement anxieux comme une huile vénérable
Engourdis de bonheur dans un jardin unique
Émotion extraordinaire sur l'ivoire.
Peu à peu la mer respirait comme on respire
Et dans une sorte de dédoublement
Une grande paix de buis projetait vers elle
L'irrésistible sommation du panorama mortuaire
Les cheveux en désordre son âme religieuse
Souriait à mesure que ma vie originale
Se donnait toute entière
Comme un soleil de soie
Architectures magnifiques dans les vagues