Ces exercices et les suivants sont faciles à exécuter si le cavalier met scrupuleusement en pratique les moyens que j'indique et s'il suit en tout point la gradation qui en assure le succès.

Flexion directe ou ramener.

On alternera les flexions latérales avec la flexion directe ou mise en main. Outre les moyens indiqués pour les flexions de mâchoire, la flexion directe s'obtiendra encore avec la rêne droite du bridon appuyée sur l'encolure et tenue dans la main droite. Avec la main gauche, on prendra la rêne du même côté à trois centimètres de la bouche. Les deux rênes seront tendues graduellement, et leur action amènera le cheval à céder complétement de la mâchoire et de l'encolure. (Voy. Planche 9.

PLANCHE 9

Si l'encolure fléchissait avant la mâchoire, il faudrait opposer une force spontanée de la main, pour empêcher cette flexion défectueuse et prématurée.

Quelques jours de cet exercice assureront la légèreté de la mâchoire et de l'encolure.

Il est indispensable que le cavalier se rende compte de la disposition du poids et des forces de sa monture; car leur mauvaise répartition retarderait le progrès de l'éducation.

Supposons donc que, le cheval étant en place, le poids soit trop porté sur l'avant-main. Dans ce cas, les résistances seraient énormes et presque insurmontables, si, au préalable, on ne forçait le poids à se reporter sur l'arrière-main par une pression soutenue du mors, ce qui se ferait sans chercher à obtenir aucune flexion. Par ce mouvement, le poids se combine tellement avec les forces, que l'on obtient aussitôt toute la légèreté désirable. Si, au contraire, les forces étaient toutes dirigées sur l'arrière-main, ce qui provoquerait un mouvement de recul, il faudrait attirer le cheval en avant, après s'être assuré, toutefois, en forçant le reculer, si, malgré le mouvement rétrograde, le poids n'est pas trop porté sur le devant.