CCIII
Quand les vices nous quittent, nous voulons nous flatter que c'est nous qui les quittons.
CCIV
Il y a des rechutes dans les maladies de l'âme comme dans celles du corps. Ce que nous prenons pour notre guérison n'est le plus souvent qu'un relâche ou un changement de mal.
CCV
Les défauts de l'âme sont comme les blessures du corps: quelque soin qu'on prenne de les guérir, la cicatrice paraît toujours, et elles sont à tout moment en danger de se rouvrir.
CCVI
Ce qui nous empêche souvent de nous abandonner à un seul vice est que nous en avons plusieurs.
CCVII
Quand il n'y a que nous qui savons nos crimes, ils sont bientôt oubliés.