[12] L'amour-propre est plus habile que le plus habile homme du monde (max. 4, I 4).

[13] Il est aussi aisé de se tromper soi-même sans s'en apercevoir qu'il est difficile de tromper les autres sans qu'ils s'en aperçoivent (max. 115, I 120).

[14] Rien n'est impossible de soi; il y a des voies qui conduisent à toutes choses, et si nous avions assez de volonté, nous aurions toujours assez de moyens (max. 243, I 265 et 272 1er état).

[15] L'intérêt fait jouer toute sorte de personnages, et même celui de désintéressé (max. 39, I 43).

[16] La constance des sages n'est qu'un art avec lequel ils savent enfermer dans leur coeur leur agitation (max. 20, I 23).

[17] Quelque prétexte que nous donnions à nos afflictions, ce n'est que l'intérêt et la vanité qui les causent (max. 232, I 246).

[18] C'est plutôt par l'estime de nos sentiments que nous exagérons les bonnes qualités des autres que par leur mérite, et nous nous louons en effet lorsqu'il semble que nous leur donnons des louanges (max. 143, I 146).

[19] L'homme est conduit lorsqu'il croit se conduire, et pendant que par son esprit il vise à un endroit, son coeur l'achemine insensiblement à un autre (max. 43, I 47).

[20] La modestie, qui semble refuser les louanges, n'est en effet qu'un désir d'en avoir de plus délicates (MS 27, I 147).

[21] L'orgueil se dédommage toujours, et il ne perd rien lors même qu'il renonce à la vanité (max. 33, I 36).