M. Dubois (de la Loire-Inférieure).—C'est vrai!
M. le ministre.—Que je n'abandonnais aucun de mes antécédents (Interruption); que j'entendais rester fidèle à la portion de l'assemblée à laquelle j'avais constamment appartenu. (Mouvements divers.)
Une voix.—Et que vous abandonniez.
M. le ministre,—Je l'ai dit à toutes les époques de la discussion. Et cela est si vrai que, lorsque après la coalition nous avons essayé de former une administration en commun, cela s'est trouvé impossible. (Rires et mouvements divers.)
Voix nombreuses à gauche.—Pourquoi? pourquoi?
M. le ministre.—Je n'en dirai pas davantage et je n'ai pas besoin d'en dire davantage. (Murmures et exclamations à gauche.)
Les honorables membres de ce côté savent très-bien que les interruptions et les murmures ne me feront dire ni plus ni moins que ce que j'ai l'intention de dire. (Très-bien! au centre.)
Je n'en dirai pas davantage, et je répète que je n'ai pas besoin d'en dire davantage, car je suis sûr que sur tous les bancs de cette Chambre je suis parfaitement compris. (Oui! oui! au centre.—Murmures à gauche.)
Je reviens à la situation actuelle et je dis que tout ce que vous avez vu et entendu depuis trois jours n'ayant d'autre but que de porter le trouble et la désunion dans la majorité, le cabinet, qui veut sincèrement le maintien et l'empire de cette majorité, a dû se refuser à toutes les paroles, à toutes les explications qui pouvaient servir les espérances et les desseins qu'il comprenait et qu'il combattait.
La majorité dont je parle, messieurs, cette majorité nouvelle, s'est formée par la nécessité, en présence de ce que nous appelons un grand danger, quoi qu'on en ait dit, en présence de la question de la paix et de la guerre; elle s'est formée pour rétablir, au dehors, la pratique d'une politique prudente et modérée, au dedans, la pratique d'une politique ferme, conséquente, favorable à l'affermissement et à l'exercice du pouvoir.