Voilà, messieurs, quel est notre système: nous ne faisons à personne la guerre pour la guerre; au contraire, nous tendons la main à tous ceux qui viennent à nous sincèrement et de bonne foi, qui nous acceptent, nous, nos opinions, notre manière de gouverner, notre système; nous n'acceptons que ceux-là. Nous aimons mieux calmer les passions que d'avoir à les vaincre; mais si le mal relevait audacieusement la tête, nous saurions prouver que le monopole de l'énergie n'appartient à personne: armés alors des lois que vous avez faites, et que le pays vous doit, nous saurions le réprimer et le confondre. (Très-bien! très-bien!)
Quelques membres.—La clôture! Aux voix!
(M. Havin et M. de Laboulie se dirigent en même temps vers la tribune.)
M. Mauguin.—Je demande la parole.
M. de Laboulie.—Je l'ai avant vous, je suis inscrit.
M. Mauguin.—Mais vous avez cédé votre tour hier à M. Jaubert.
M. de Laboulie.—Oui; mais M. Larabit m'a cédé le sien aujourd'hui.
M. Mauguin.—Je voudrais répondre à M. Guizot.
M. de Laboulie.—Vous répondrez dans la discussion de l'article premier.
M. Havin.—Je demande pardon aux honorables membres, mais j'ai la parole pour un fait personnel; je veux dire seulement quelques mots. (Écoutez!)