M. Thiers, de sa place.—Qu'on le dise alors. (Agitation.)
M. le ministre de l'intérieur.—Qu'on dise quoi?
M. Thiers.—Dites-le, il faut s'expliquer sur ce mot.
M. le président.—Vous n'avez pas la parole.
M. le garde des sceaux, de son banc.—Messieurs... (Bruit.)
M. Guizot, à la tribune.—M. le garde des sceaux, laissez-moi parler, veuillez ne pas m'interrompre.
M. le président.—M. le garde des sceaux, personne n'a le droit d'interrompre un orateur. La parole est à M. Guizot.
M. le garde des sceaux.—M. Thiers s'est levé le premier et a provoqué ma réponse.
M. le président.—J'ai commencé par lui pour réclamer le silence.
M. Guizot.—Je dis, messieurs, qu'il n'y a rien de factieux ni de révolutionnaire dans ce paragraphe, que c'est le langage de la loi, que les lois rendues pour consacrer et fonder notre dynastie s'expriment en ces termes: Les droits que le roi tient du vœu de la nation. (Très-bien! très-bien!)