4° Le baron Pasquier à M. Guizot.
Le 18 juillet 1820.
Je viens, Monsieur, de vérifier la cause de l'erreur contre laquelle vous réclamez, et dans laquelle j'ai moi-même induit M. le garde des sceaux.
Votre nom se trouve, en effet, porté sur les états de dépense de mon ministère pour une somme de six mille francs, et, en me présentant cette dépense, on a eu le tort de me la présenter comme annuelle; dès lors je dus la considérer comme un traitement.
Je viens de vérifier qu'elle n'a pas ce caractère et qu'il ne s'agissait que d'une somme qui vous avait été comptée comme encouragement de l'établissement d'un journal[26]. On supposait que cet encouragement devait être continué; de là le caractère d'annualité donné à la dépense.
Je vais me hâter de détromper M. le garde des sceaux en lui donnant cette véritable explication.
Recevez, Monsieur, l'assurance de ma considération distinguée.
PASQUIER.
[Note 26: J'avais été chargé de transmettre cet encouragement pour l'établissement du journal le Courrier français.]