«Les discussions seront interminables et useront les plus forts.
«La Chambre des députés est mauvaise; on peut le voir déjà, et on le verra mieux tout à l'heure.
«Le Gouvernant, quel qu'il soit, doit agir au plus vite. On nous presse, et dans trois jours, dans deux peut-être, nous ne serons plus les maîtres d'arrêter ceux qui sont derrière nous et qui veulent marcher.
«Que le Lieutenant général propose à la seule Chambre des députés, ce soir ou demain, une Constitution républicaine sous forme royale, et une Déclaration des droits, pour être soumise à l'acceptation des communes, par oui ou par non, d'ici à six mois.
«Que, dans l'intervalle, le Lieutenant général soit Gouvernement provisoire autorisé.
«Que la Chambre soit, immédiatement après, dissoute.
«Qu'on flétrisse la Restauration, les hommes et les choses de la
Restauration.
«Qu'on marche hardiment vers le Rhin; qu'on y porte la frontière, et qu'on y continue par la guerre le mouvement national; qu'on l'entretienne par ce qui l'a provoqué. Ce ne sera d'ailleurs rien faire que prendre l'initiative; ce sera rallier l'armée, la recruter, la retenir dans sa main, l'associer à la Révolution. Ce sera parler à l'Europe, l'avertir, l'entraîner.»
«Organiser la nation, s'appuyer sur elle est indispensable et ne présente aucun danger.
«Il n'y a pas de modification dans la propriété à réaliser actuellement; par conséquent, pas de discorde civile à craindre.