Et Jean-Paul murmura:
—Va-t-il au catéchisme et fait-il sa prière?
—Assez, dit Lulu.
Mais Jean-Paul, le regard inspiré, les yeux au plafond, déclamait:
—Très sérieux, vêtu de livrée amarante,
Un enfant de douze ans porte les vestiaires,
Le seul grave parmi tous les hommes qui chantent...
Va-t-il au catéchisme et fait-il sa prière?
Ils rentrèrent à l'aube. On voyait, dans le jour terne, des équipes de balayeurs sordides longer les murs. Des lourdes voitures de maraîchers passaient. Au coin d'une rue, des hommes, dans une échoppe, mangeaient la soupe. Il y avait des groupes immobiles autour d'un brasero; de grosses mains tendues étaient éclairées par le foyer...
Jean-Paul évoqua tous ceux qui se levaient à cette même heure, dans une chambre froide.
—Il y a, dit-il, de pauvres servantes qui s'habillent à la hâte pour assister à la messe de cinq heures.
Ils passèrent la Seine, qui roulait des eaux jaunes sous le ciel terreux.
—Accompagne-moi, Lulu, supplia Jean-Paul.