BALLADE VILLON.

Je meurs de soif auprès de la fontaine,

Chauld comme feu, et tremble dent à dent,

En mon païs suis en terre loingtaine;

Lez un brazier friçonne tout ardent;

Nu comme ung ver, vestu en president;

Je ris en pleurs, et attens sans espoir;

Confort reprens en triste desespoir;

Je m'esjouys et n'ay plaisir aucun;

Puissant je suis sans force et sans povoir,