[P. 111.] Epistre, Cette pièce fut composée dans la prison de Meung. Elle a été publiée pour la première fois par Prompsault, mais elle existe en manuscrit, avec des variantes, dans La Monnoye.

[P. 112.] Le Débat du cueur et du corps. Composé dans la prison de Meung. Les précédents éditeurs n'ont pas remarqué que le nom de Villon se trouve en acrostiche dans les six vers qui, non compris le refrain, forment l'envoi.

[P. 113.] La, Requeste à Monseigneur de Bourbon. Prompsault se trompe lorsqu'il dit que Marot a fait le titre de cette ballade. On le trouve dans les éditions du XVe siècle tel qu'il est reproduit ici.

Le duc de Bourbon était Jean II, qui mourut en 1487; ce ne pouvait être Charles Ier, mort en décembre 1456, à l'époque précisément où Villon, peu connu comme poëte, se faisait fouetter publiquement.

[P. 119.] Ballade des povres housseurs. Cette pièce a été tirée du Jardin de plaisance par Prompsault. Il n'est pas bien prouvé qu'elle soit de Villon. On ne sait pas au juste ce que signifie ce mot housseurs. Cotgrave le traduit par balayeurs, ramoneurs; M. P. L., par batteurs de tapis; Prompsault, par porteurs de housseaux ou de bottes; M. Campeaux, par écoliers portant des housses, comme ceux du collège de Navarre. Son explication me paraît la meilleure, à moins que housseurs ne signifie faiseurs de housseaux. Il y a un rapprochement à faire entre cette supposition et, d'une part, les conjectures de M. Campeaux relativement à la profession du père de Villon; d'autre part, l'affirmation très-nette de la onzième des pièces attribuées à Villon, que je publie, [p. 139.] «...Mon père est cordouennier.» Malheureusement ce rondeau n'est pas plus certainement de Villon que la Ballade des povres housseurs.

[P. 120.] Problème ou Ballade. Publié pour la première fois par Prompsault. En manuscrit dans La Monnoye.

[P. 121.] Ballade contre les mesdisans de la France. Prompsault a cru publier cette pièce pour la première fois; mais il en existe une édition en caractères gothiques, reproduite par M. A. de Montaiglon dans les Anciennes Poésies françoises, t. V, p. 320, qui m'a fourni de bonnes variantes. La Monnoye la connaissait. Elle existe en manuscrit dans son exemplaire annoté, avec le titre qu'elle porte ici.

[P. 124.] Le Jargon ou Jobelin. Tous les éditeurs de Villon ont reculé devant l'explication de ces ballades en argot. Je suis leur exemple; mais cela ne doit pas décourager ceux qui voudraient tenter l'entreprise. En recueillant avec soin toutes les variantes des anciennes éditions, en rapprochant les ballades de Villon des monuments assez nombreux de ce langage qui nous restent du XVe siècle et du commencement du XVIe, on arriverait probablement à quelque chose de satisfaisant.

[P. 133.] Poésies attribuées à Villon. J'ai choisi ce titre à cause de son élasticité. Je ne suis pas convaincu que ces pièces soient de notre poëte; mais je n'ai pas voulu, en les donnant comme émanant de ses disciples, lui faire tort de celles qui peuvent lui appartenir.

[P. 133]-143. Dix-sept pièces choisies parmi celles que M. Campeaux a tirées du Jardin de plaisance. On ne peut, lire son travail sans être tenté d'admettre que plusieurs de ces pièces sont réellement de Villon.