P pour un revenu réel de 5,000 fr., supposé de 4,000 fr., 400 fr. d'impôts, 1 fr. sur 12 fr. 50 c.;
V pour un revenu réel de 5,000 fr., supposé de 6,000 fr., 600 fr. d'impôts, 1 fr. sur 8 fr. 50 c.
Tant que les forces contributives de ces deux portions de territoire continueront à être égales, l'injustice se bornera à ôter un quart de la contribution à P pour la faire supporter par V.
Mais si, au bout d'un certain nombre d'années, le revenu réel de P s'élève de 5,000 fr. à 6,000 fr., tandis que celui de V tombe de 5,000 fr. à 4,000 fr.,
La répartition devient:
P pour un revenu supposé de 4,000 fr., mais en réalité de 6,000 fr.,—400 fr. ou 1 fr. sur 15 fr.;
V pour un revenu supposé de 6,000 fr., mais en réalité de 4,000 fr.,—600 fr. ou 1 fr. sur 6 fr. 66 c.
Par où l'on voit qu'une contrée peut insensiblement rejeter sur une autre plus de la moitié de son fardeau.
PREMIÈRE QUESTION.
La répartition se fit-elle d'une manière équitable en 1821?