Les revenus sont proportionnels à ces contingents.
La population est proportionnelle aux revenus.
Donc les 13,573 habitants, population de 1804, correspondaient, savoir:
| Aux pins | 10,815 | hab. |
| Aux labourables | 2,758 | |
| Faisant abstraction de l'augmentation cherchée, produite par les pins, il faut ajouter celle qui est due aux labourables, 16 p. 100 sur 2,758, soit | 441 | |
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| En sorte que si les pins n'avaient exercé aucune influence, la population de ces vingt-deux communes serait aujourd'hui de | 14,014 | hab. |
| Mais elle est de | 21,771 | |
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| Différence due exclusivement aux pins | 7,757 |
Or une augmentation de 7,757 sur 10,815 équivaut à 71 p. 100.
| Les contingents des vingt-deux communes vinicoles sont de 22,880 fr. afférents aux vignes, ce qui correspond à | 11,709 | hab. | |
| 16,742 fr. afférents aux labourables, ce qui correspond à | 8,515 | ||
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| Population de 1804 | 20,224 | ||
| Par l'action des labourables, qui implique un accroissement de 16 p. 100 sur 8,515 habitants, cette population se serait élevée de | 1,373 | ||
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| En sorte que, sans l'influence de la vigne, la population de 1841 serait de | 21,597 | hab. | |
| Mais elle n'est que de | 19,325 | ||
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| Déficit dû exclusivement à la vigne | 2,272 | ||
Un déficit de 2,272 sur 11,709 équivaut à 19 p. 100.
Ce qui ne veut pas dire autre chose, si ce n'est que, dans une commune où il n'y aurait que des pins, la population aurait augmenté de 71 p. 100; qu'elle aurait diminué de 19 p. 100 dans une commune où il n'y aurait que des vignes, et qu'en réalité les mouvements progressifs et rétrogrades se sont accomplis, entre ces deux limites, dans chaque circonscription, selon les proportions de ces cultures combinées avec un troisième élément, les labourables.
Voici donc en définitive la loi qui a présidé au mouvement de la population dans le département des Landes: