—Et qui a établi l'octroi?

—La commune de Paris, afin de paver et d'éclairer les rues.

—C'est donc un droit d'importation. Mais si c'étaient les communes limitrophes qui eussent érigé l'octroi à leur profit, qu'arriverait-il?

—Je n'en paierais pas moins 1 fr. mon vin de 50 c., et les autres 50 c. paveraient et éclaireraient Montmartre et les Batignoles.

—En sorte qu'en définitive c'est le consommateur qui paie la taxe?

—Cela est hors de doute.

—Donc, en mettant un droit à l'exportation, vous faites contribuer l'étranger à vos dépenses.

—Je vous prends en faute, ce n'est plus de la justice.

—Pourquoi pas? Pour qu'un produit se fasse, il faut qu'il y ait dans le pays de l'instruction, de la sécurité, des routes, des choses qui coûtent. Pourquoi l'étranger ne supporterait-il pas les charges occasionnées par ce produit, lui qui, en définitive, va le consommer?

—Cela est contraire aux idées reçues.