[88]: M. Considérant n'est pas le seul qui la professe, témoin le passage suivant, extrait du Juif errant de M. Eugène Sue:
«Mortification exprimerait mieux le manque complet de ces choses essentiellement vitales, qu'une société équitablement organisée devrait, oui, devrait forcément à tout travailleur actif et probe, puisque la civilisation l'a dépossédé de tout droit au sol, et qu'il naît avec ses bras pour seul patrimoine.
«Le sauvage ne jouit pas des avantages de la civilisation, mais, du moins, il a pour se nourrir les animaux des forêts, les oiseaux de l'air, les poissons des rivières, les fruits de la terre; et, pour s'abriter et se chauffer, les arbres des grands bois.
«Le civilisé, déshérité de ces dons de Dieu, le civilisé qui regarde la Propriété comme sainte et sacrée peut donc, en retour de son rude labeur quotidien qui enrichit le pays, peut donc demander un salaire suffisant pour vivre sainement, rien de plus, rien de moins.»
[89]: Cette proposition se trouve plus amplement développée aux chapitres V et IX des Harmonies économiques, tome VI.
(Note de l'éditeur.)
[90]: Voy. à la fin de cet opuscule, la réclamation que provoqua cette première lettre, de la part de M. Considérant, et la réponse de F. Bastiat.
(Note de l'éditeur.)
[91]: Voy. le chap. [XXII] de la Ire série des Sophismes.
(Note de l'éditeur.)