«Nous ne craignons pas même de dire que le concours de la loi aggrave l'immoralité du fait. Si elle ne s'en mêlait pas, si, par exemple, le fabricant faisait exécuter sa volonté restrictive par des gens à ses gages, l'immoralité crèverait les yeux du Moniteur industriel lui-même. Eh quoi! parce que ce fabricant a su s'épargner ce souci, parce qu'il a su faire mettre à son service la force publique et rejeter sur l'opprimé une partie des frais de l'oppression, ce qui était immoral est devenu méritoire!
«Il peut arriver, il est vrai, que les gens ainsi foulés s'imaginent que c'est pour leur plus grand bien, et que l'oppression résulte d'une erreur commune aux oppresseurs et aux opprimés. Cela suffit pour justifier les intentions et ôter à l'acte ce qu'il aurait d'odieux sans cela. En ce cas, la majorité sanctionne la loi. Il faut s'y soumettre; nous ne dirons jamais le contraire. Mais rien ne nous empêchera de dire à la majorité que, selon nous, elle se trompe.»
(Note de l'éditeur.)
[4]: Voy., au tome IV, Protectionisme et Communisme.
(Note de l'éditeur.)
[5]: Organisation du travail, pages 17 et 24 de l'introduction.
[6]: Moniteur du 28 avril 1850.
[7]: Moniteur du 28 avril. Voir l'opinion de M. Devinck.
[8]: Il se trouve implicitement réfuté aux chap. XII de la première série, IV et XIII de la seconde série des Sophismes. Voy., tome IV, pages 74, 160 et 229.
(Note de l'éditeur.)