(Note de l'éditeur.)

[33]: La même idée a été présentée à la fin du complément ajouté au chapitre V, p. 202 et suiv.

(Note de l'éditeur.)

[34]: De ces développements projetés, aucun n'existe; mais voici sommairement les deux principales conséquences du fait cité par l'auteur:

1o Deux terres, l'une cultivée A, l'autre inculte B, étant supposées de nature identique, la mesure du travail autrefois sacrifié au défrichement de A est donnée par le travail nécessaire au défrichement de B. On peut dire même qu'à cause de la supériorité de nos connaissances, de nos instruments, de nos moyens de communication, etc., il faudrait moins de journées pour mettre B en culture qu'il n'en a fallu pour A. Si la terre avait une valeur par elle-même, A vaudrait tout ce qu'a coûté sa mise en culture, plus quelque chose pour ses facultés productives naturelles; c'est-à-dire beaucoup plus que la somme nécessaire actuellement pour mettre B en rapport. Or, c'est tout le contraire: la terre A vaut moins, puisqu'on l'achète plutôt que de défricher B. En achetant A, on ne paye donc rien pour la force naturelle, puisqu'on ne paye pas même le travail de défrichement ce qu'il a primitivement coûté.

2o Si le champ A rapporte par an 1,000 mesures de blé, la terre B défrichée en rapporterait autant. Puisqu'on a cultivé A, c'est qu'autrefois 1,000 mesures de blé rémunéraient amplement tout le travail exigé, soit par le défrichement, soit par la culture annuelle. Puisqu'on ne cultive pas B, c'est que maintenant 1,000 mesures de blé ne payeraient pas un travail identique,—ou même moindre, comme nous le remarquions plus haut.

Qu'est-ce que cela veut dire? Évidemment c'est que la valeur du travail humain a haussé par rapport à celle du blé; c'est que la journée d'un ouvrier vaut et obtient plus de blé pour salaire. En d'autres termes, le blé s'obtient par un moindre effort, s'échange contre un moindre travail; et la théorie de la cherté progressive des subsistances est fausse.—V. au tome I, le post-scriptum de la lettre adressée au Journal des économistes, en date du 8 décembre 1850.—V. aussi, sur ce sujet, l'ouvrage d'un disciple de Bastiat: Du revenu foncier, par R. de Fontenay.

(Note de l'éditeur.)

[35]: Voir Maudit argent! tome V, page 64.

[36]: Voir Gratuité du crédit, tome V, page 94.