Et voilà, messieurs les Socialistes, la vraie fraternité, non point la fraternité fouriériste, mais là fraternité providentielle: que les nations ne puissent rien accomplir de grand et de beau, même dans des vues égoïstes, qui ne profite aussitôt à l'humanité tout entière.

J'aimerais à aborder ce vaste sujet, mais je ne dois pas abuser de votre complaisance et de la patience du lecteur. Sans vouloir faire ici du prospectus, me sera-t-il permis de dire qu'il est traité d'une manière générale dans un article du Journal des Économistes emprunté à l'Encyclopédie du dix-neuvième siècle, intitulé: De la concurrence.

22.—DU CHEMIN DE FER DE BORDEAUX À BAYONNE[27].
(Lettre adressée à une commission de la Chambre des députés.)

Messieurs,

Les partisans du tracé direct et ceux du tracé courbe ont beau s'évertuer, il n'y a de part et d'autre qu'un argument sérieux.

Les premiers disent: Notre ligne est plus courte de 29 kilomètres.

Les seconds répondent: La nôtre dessert une population quatre fois plus dense.

Ou, sous la forme agressive, les uns:

Votre tracé courbe renchérit les transports pour les points extrêmes;

Les autres: Votre tracé direct passe dans le désert et sacrifie tous les intérêts du pays.