Maintenant le soleil darde ses rayons sur lui, et les chiens voudraient lécher sa sueur: mais il est couché là dans son entêtement et préfère se consumer: - se consumer à un empan de son but! En vérité, il faudra vous le tiriez par les cheveux vers son ciel, - ce héros!
En vérité, il vaut mieux que vous le laissiez là où il s'est couché, pour que le sommeil lui vienne, le sommeil consolateur, avec un bruissement de pluie rafraîchissante:
Laissez-le coucher jusqu'à ce qu'il se réveille de lui-même, - jusqu'à ce qu'il réfute de lui-même toute fatigue et tout ce qui en lui enseigne la fatigue!
Mais chassez loin de lui, mes frères, les chiens, les paresseux sournois, et toute cette vermine grouillante: - toute la vermine grouillante des gens "cultivés" qui se nourrit de la sueur des héros! -
19.
Je trace des cercles autour de moi et de saintes frontières; il y en a toujours moins qui montent avec moi sur des montagnes toujours plus hautes: j'élève une chaîne de montagnes toujours plus saintes. -
Mais où que vous vouliez monter avec moi, mes frères: veillez à ce qu'il n'y ait pas de parasites qui montent avec vous!
Un parasite: c'est un ver rampant et insinuant, qui veut s'engraisser de tous vos recoins malades et blessés.
Et ceci est son art de deviner où les âmes qui montent sont fatiguées: c'est dans votre affliction et dans votre mécontentement, dans votre fragile pudeur, qu'il construit son nid répugnant.
Là où le fort est faible, là où le noble est trop indulgent, - c'est là qu'il construit son nid répugnant: le parasite habite où le grand a de petits recoins malades.