Maintenant je vous ordonne de me perdre et de vous trouver vous-mêmes; et ce n'est que quand vous m'aurez tous renié que je reviendrai parmi vous.
En vérité, mes frères, je chercherai alors d'un autre oeil mes brebis perdues; je vous aimerai alors d'un autre amour.
Et un jour vous devrez être encore mes amis et les enfants d'une seule espérance: alors je veux être auprès de vous, une troisième fois, pour fêter, avec vous, le grand midi.
Et ce sera le grand midi, quand l'homme sera au milieu de sa route entre la bête et le Surhumain, quand il fêtera, comme sa plus haute espérance, son chemin qui mène à un nouveau matin.
Alors celui qui disparaît se bénira lui-même, afin de passer de l'autre côté; et le soleil de sa connaissance sera dans son midi.
"Tous les dieux sont morts: nous voulons, maintenant, que le surhumain vive!" Que ceci soit un jour, au grand midi, notre dernière volonté! -
Ainsi parlait Zarathoustra.
DEUXIÈME PARTIE
"-et ce n'est que quand vous m'aurez tous renié que je reviendrai parmi vous.
En vérité, mes frères, je chercherai alors d'un autre oeil mes brebis perdues; je vous aimerai alors d'un autre amour."
Zarathoustra,
De la vertu qui donne.