Et allemands ces heurts, ces chutes et ces vacillements,

Ces incertains bourdonnements?

Ces œillades de nonnes, ces Ave, ces bim-bams!

Ces extases célestes, ces faux ravissements,

—Est-ce encore allemand?—

Songez-y! vous êtes encore à la porte:

Car ce que vous entendez, c'est Rome,

La foi de Rome sans paroles[3]!

11.

—Ce Wagner, dernière manière, est au fond un homme brisé et vaincu, mais qui poussa à sa dernière limite son grand art de comédien. Ce Wagner qui finit même encore par parler des «ravissements» qu'il tirait de sa sainte communion protestante, tandis que, dans le même temps, avec sa musique de Parsifal, il tendait les bras à tout ce qui est romain, ce flatteur de toutes les vanités, de toutes les obscurités, de toutes les prétentions allemandes qui allait s'offrir partout,—ce Wagner dernière manière serait-il le dernier et le plus haut sommet de notre musique et l'expression de la synthèse enfin réalisée de «l'âme allemande», l'Allemand par excellence?—Ce fut au cours de l'été 1876 qu'à part moi j'ai abjuré cette croyance; et c'est à ce moment que commença ce mouvement de la conscience allemande dont on découvre aujourd'hui des signes toujours plus sérieux, toujours plus précis, à ce moment que commença la décadence de la wagnérie.