105.---- Elogio d'Amerigo Vespucci che ha riportato il premio dalla nobile Accademia Etrusca di Cortona, &c., con una dissertazione giustificativa di questo celebre navigatore: Florence, 1788. Ibid, 1798. 4e édition; avec le portrait d'Americ-Vespuce.

"Le Comte de Durfort, Ambassadeur de France en Toscane, avait fondé un prix pour l'éloge d'Americ-Vespuce. Canovai remporta ce prix, en composant l'ouvrage ci-dessus. Cet ouvrage contient des observations philosophiques et des assertions singulièrement remarquables par leur nouveauté. L'auteur finit par soutenir, contre l'opinion générale, que c'est véritablement Vespuce qui a fait la découverte du Nouveau-Monde, ainsi que du Brésil, et que Colomb n'aborda en Amérique, qu'une année après Vespuce. M. le Comte Jean Galeani Napione a répondu à cet écrit."--(Voyez Napione.)--Biog. des Contemp.
"L'Académie de Cortone décerna à Canovai, en 1788, le prix fondé par le Comte de Durfort, pour l'éloge d'Americ-Vespuce. Le discours du P. Canovai, est une, de ses plus remarquables productions. Il sut y exposer avec beaucoup d'art, ses idées particulières sur les biens et les maux qui sont dérivés de la découverte du Nouveau-Monde, et sur le degré de lumières et de culture littéraire où ce pays peut atteindre. Il soutint, contre l'opinion du savant M. Galeani Napione, de l'Académie de Turin, que cette découverte est vraiment due à Americ-Vespuce, qu'il y aborda un an avant Colomb, et que ce fut encore lui qui fit celle du Brésil, sans s'arroger l'honneur de lui imposer son nom. Il joignit à son discours des pièces justificatives, et entre autres, une lettre de Vespuce qu'il accompagna d'un savant commentaire et d'une liste de mots et de phrases espagnoles de ce temps-là, qui se trouvent dans cette lettre, et qu'il a mieux expliqués qu'on ne l'avait fait avant lui."--Biog. Univ.

106.---- Dissertazione sopra il primo viaggio d'Amerigo Vespucci alle Indie Occidentali: Florence, 1809. in-8.

107.---- Esame Critico del primo viaggio d'Amerigo Vespucci al Nuovo Mundo: Florence, 1811.

"On voit que le P. Canovai eut à coeur ce sujet intéressant jusqu'à la fin de sa vie, puisqu'il publia ce dernier écrit peu de temps avant sa mort, arrivée le 17e Novembre 1811."--Biog. Univ.

108. Cardenaz, (Cano G. De)--Ensayo Cronologico para la Historia General de la Florido: Madrid, 1723. in-fol.

"Cardenaz in this work has committed an error similar to that of the writer of Cabot's life. He believes that Verrazzani was the same as Juan the Florentine, a pirate in the service of France, who was taken by the Spaniards in 1525, and hanged. The evidence which overturns the theories of both these authors is to be found in a letter of Anibal Caro, quoted by Tiraboschi, from which it appears that Verrazzani was alive in 1537."--Tytlers Discovery of America.

*109. Carli, (M. Le Comte Jean-Renaud)--Lettres Américaines, dans lesquelles on examine l'origine, l'état civil, politique, militaire et religieux, les arts, l'industrie, les sciences, les moeurs, les usages des anciens habitans de l'Amérique; les grandes époques de la nature, l'ancienne communication des deux hémisphères, et la dernière révolution qui a fait disparaître l'Atlantide; pour servir de suite aux mémoires de D. Ulloa; traduites de l'Italien par Lefèbvre de Villebrune: Boston, 1788, et Paris, 1792. 2 vols. 8vo. avec une carte.

"L'ouvrage est divisé en deux parties: la première partie est historique; l'auteur y décrit les moeurs, les usages, la religion, les gouvernemens des peuples d'Amérique avant que les Européens en eussent fait la découverte et la conquête; il y réfute sur tous les points, les paradoxes de De Pauw dans ses Recherches sur les Américains. La seconde partie est hypothétique; elle a pour principal objet de rechercher à quelle-époque les peuples de l'Atlantide, de ce grand continent qui doit avoir disparu dans une commotion générale du globe, purent communiquer d'une part avec l'Amérique, et de l'autre avec notre continent, ce qui expliquerait, et ce qui peut-être même, peut seul expliquer les rapports qui se trouvent entre d'anciens usages civils et religieux, d'anciennes traditions astronomiques et mythologiques, communes aux deux continents. Cette tradition est accompagnée de savantes notes, et suivies de deux lettres du traducteur sur le même sujet".--Biog. Univ.