(Dans le 3e vol. de la collection de Ramusio.)

115.---- Discours du Capitaine Jacques Quartier, aux Terres-Neuves du Canada, Norembegue, Hochelaga, Labrador, et pays, adjacents, en l'an 1534[1]; écrit en langue étrangère, et traduit en français: Paris, du Petit-Val, 1598. in-8.

[Note 1: Ce doit être 1535, autrement cette relation se rapporterait au premier voyage.]

"Dès l'an 1518, le Baron de Lévi avait découvert une partie du Canada: non seulement Jacques Cartier ajouta à ces premières découvertes, mais il visita tout le pays avec les lumières d'un homme également initié dans la géographie et l'hydrographie: c'est ce qu'on reconnaît dans l'ouvrage ci-dessus: il contient une description exacte et détaillée des côtes, des ports, des détroits, des golfes, des caps, des rivières, des isles qu'il reconnut, soit dans ses navigations sur le Fleuve Saint-Laurent, soit dans ses excursions dans la partie continentale du Canada. Encore aujourd'hui, les marins emploient la plupart des noms qu'il donna aux différens endroits où son infatigable activité le porta."--Bib. des Voyages.
"Le Journal des deux premiers voyages de Cartier, nous a été conservé presque en entier par Lescarbot; la narration est faite à la troisième personne, et porterait à croire qu'elle n'a pas été écrite par lui-même. On y trouve quelques endroits obscurs; cependant, telle qu'elle nous est parvenue, elle fait connaître que Cartier avait dirige sa navigation sur un plan très-bien conçu; et qu'il l'a exécutée avec courage, habileté et persévérance.
"Cartier fut renvoyé, en 1540, dans le Fleuve Saint-Laurent; il devait être sous les ordres de François de la Roque, Seigneur de Roberval, qui avait été nommé Vice-Roi de tous les pays environnants. Ce Vice-Roi ne partit que plus de dix-huit mois après Cartier, qui resta pendant tout ce temps abandonné à ses propres ressources; enfin, pressé par la disette, il prit le parti de revenir en France. Il rencontra, à Terre-Neuve, Roberval qui venait le joindre, et il lui donna ordre de le suivre; mais Cartier s'en sépara pendant la nuit, et arriva à Saint-Malo, en 1542. Hakluyt nous a conservé le précis de ce troisième voyage dans le troisième et dernier volume de sa collection."--Biog. Univ.
En lisant attentivement la relation du deuxième voyage de Jacques Cartier, ainsi que le précis, ou plutôt le fragment de son troisième et dernier voyage qui est très-peu connu, et que je n'ai pu découvrir nulle part ailleurs que dans Hakluyt, on sera, je suis persuadé, forcé de convenir: que Jacques Cartier passa l'hiver de 1535-36, dans les environs de la petite Rivière Saint-Charles, près de Québec: lieu que Cartier désigne dans ses relations sous le nom de Rivière de Sainte-Croix ou Port de Sainte-Croix. On sera également forcé de reconnaître d'après la description et les détails que nous donne le precis du troisième voyage, que le premier Fort de pierre dans le Canada fut construit en 1540, à l'entrée de la Rivière du Cap-Rouge. Ces deux points intéressans rapport à l'Histoire des premiers temps du Canada ont été, je ne crains pas de le dire, mal compris, ou étrangement défigurés; car plusieurs historiens veulent que Cartier ait passé l'hiver de 1535-36, dans les environs de la Rivière qui porte maintenant son nom, et qui est située à environ quinze lieues au-dessus de Québec; et quant au Fort en question, les uns disent que Cartier érigea ce Fort dans l'Isle d'Orléans, et d'autres vont jusqu'à prétendre que ce fut au Cap-Breton.--Le Rédacteur.

116. Cartwright, (George)--Journal of Transactions and Events, during a residence of nearly sixteen years on the Coast of Labrador: Newark, 1792. 3 vols. 4to.

*117. Carver, (Jonathan)--Travels through the interior parts of North America, in the years 1766, 1767 and 1768: London, 1774, 1784. 4to. 3rd edition, London, 1799. 8vo. Boston, 1797. 12mo.

118.---- Voyage dans les parties intérieures de l'Amérique-Septentrionale, pendant les années 1766, 1767 et 1768. Traduit sur la troisième édition Anglaise, par M. de Montucla, avec des remarques et quelques additions du Traducteur: Paris, Pissot, 1784. in-8.

"L'auteur donne beaucoup de détails intéressans sur les Sauvages. Il parle avec un peu de jactance de ce qu'il a vu, et cependant il n'a pas remonté le Mississipi plus haut que le Père Hennepin, et peut-être n'est-il pas allé à l'Ouest plus loin que La Hontan; mais il a suivi l'usage de ses compatriotes, qui rendent rarement justice aux découvertes des Français."--Biog. Univ.
"L'autaur paraît avoir été un peu crédule et très-vaniteux; mais malgré ce penchant pour les Sauvages, qui avaient flatté sa vanité, on voit dans ses récits de la droiture et de la bonne foi. Les aveux qu'il fait de son peu d'instruction et de son incapacité, à rédiger une Grammaire et un Dictionnaire Sauvages, me font beaucoup douter qu'il soit le rédacteur de son ouvrage, et je pense que ce service lui aura été rendu par son éditeur, comme il est arrivé chez nous à un autre voyageur connu."--M. De Volney.

119. Catesby, (Mark)--Natural History of Carolina, Florida, and the Bahama Islands, containing the figures of birds, beasts, fishes, serpents, insects and plants; together, with their descriptions in English and French: London, 1734, 1743. 2 vols. folio.