579. Rosny, (Antoine-Joseph-Nicholas)--Histoire de la Découverte du Nouveau-Monde, précédée d'un Mémoire Justificatif en faveur des Espagnols, sur les cruautés qu'ils y ont commises. in-4; avec plusieurs cartes dessinées par l'Auteur.

A l'époque du décès de l'Auteur (en 1814), l'ouvrage ci-dessus était annoncé comme étant sous presse, ou encore inédit. Je n'ai pu m'assurer s'il avait été en effet publié depuis.--Le Rédacteur.

580. Ross, (John) Capt. R. N.--A Voyage of Discovery, made under the authority of the Admiralty in H. M. Ships Isabella and Alexander, for the purpose of exploring Baffin's Bay, and inquiring into the probability of a North-West Passage. 32 coloured plates, maps, charts, &c.: London, 1819. 4to.

581. Roubaud, (Pierre-Joseph-André)--Histoire de l'Amérique: Paris.

582. Roubaud De Tresseol.--Opuscule sur la manière dont les Naturels de l'Amérique font la guerre: Paris, 1777. in-12.

L'Auteur y a joint des réflexions ingénieuses.

583. Russell, (William)--History of America: London, 1778. 2 vols. 4to.

584. Sagard-Theodat, (GabrieL) Religieux Récollet et Missionnaire.--Le Grand Voyage du Pays des Hurons, situé en l'Amérique, vers la Mer douce, et derniers confins de la Nouvelle-France, dite Canada, où il est traicté de tout ce qui est du pays, des moeurs et naturel des Sauvages, de leur gouvernement et façons de faire, tant dans leur pays qu'en allant en voyage; avec un Dictionnaire de la langue Huronne: Paris, 1632. in-12.

"Le P. Sagard partit de Paris, le 18 Mars, 1624, avec le P. Nicolas Viel, pour aller prêcher la foi aux Sauvages du Canada. Ils arrivèrent à Québec après une traversée de trois mois et six jours. Ayant pris quelque repos, ils se hâtèrent de gagner le pays des Hurons. Sagard y resta deux ans, puis revint en France, laissant à son confrère le soin de la mission. Celui-ci se noya, peu de temps après, dans un rapide nommé depuis Sault-du-Récollet, qui est dans le voisinage de Montréal.
"Le P. Sagard dans l'ouvrage ci-dessus a soigneusement décrit les moeurs des Sauvages, parmi lesquels il avait vécu; il raconte naïvement tout ce qu'il a vu et ouï dire. On reconnaît qu'il n'était ni très-instruit, ni observateur profond: sa crédulité est extrême, Suivant Charlevoix, 'il paraît homme fort judicieux et très-zélé, non seulement pour le salut des âmes, mais encore pour le progrès d'une Colonie qu'il avait presque vue naître. Du reste il nous apprend peu de choses intéressantes.' Ce jugement est inexact sur quelques points; et, dans tout ce que Charlevoix dit des Récollets, il cherche à rabaisser les services rendus à la foi par ces religieux, que les Jésuites finirent par supplanter. Le pays habité par les Hurons du temps de Sagard, est placé, sur la carte Livre de Charlevoix, entre 42° et 45° de latitude Nord, coupé par le 80° Méridien 0 de Paris, et entre les lacs Erié, Huron et Ontario. Les renseignemens donnés par Sagard, de même que tous ceux que contiennent les relations des missions, sont intéressants en ce qu'ils font connaître l'état social de peuples aujourd'hui détruits ou réduits à un petit nombre d'hommes. La relation de Sagard, fut bien accueillie; il en publia une nouvelle édition, et y donna l'Histoire du Canada depuis quinze ans que les Récollets étaient allés y établir des Missions." (c'est l'ouvrage suivant:)--Biog. Univ.