Et leurs yeux se sont souri…

Et maintenant, à travers les bois odorants, le long des pentes fleuries, Guillaume a pris la bien-aimée contre son coeur…

Ils s'embrassent éperdument, ivres de leur amour, ils se contemplent comme des êtres nouveaux, ils se taisent, ils parlent, ravis…

Et, doucement, passionnément, gardant encore sous ses paupières mi-closes l'extase du dernier baiser reçu, souriant déjà, les lèvres offertes au baiser qui va venir, elle dit de sa jolie voix pure:

— Je t'aime… je t'adore, mon mari!…

Juillet, 1911.